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Plan sectoriel de l’éducation: Les écoles catholiques dénoncent des réformes à sens unique

La réforme de l’éducation est boiteuse selon les responsables des établissements scolaires privés qui se sentent délaissés.

Le débat sur le plan sectoriel de l’éducation n’en finit pas. Les écoles privées estiment qu’elles ont été mises à l’écart dans les réformes prévues dans le Plan sectoriel de l’éducation (PSE). C’est durant la cérémonie de la rentrée solennelle des écoles catholiques que la Direction nationale des écoles catholiques (DINEC) a évoqué les points de divergences avec le ministère mais qui n’ont pas été encore éclaircies. Il y a entre autres l’éducation fondamentale de neuf ans où les élèves n’auront leur premier diplôme officiel qu’en classe de 3ème.  Il y a également l’absence de formation pour les enseignants des écoles catholiques alors que les réformes du programme scolaire ont déjà fait l’objet d’une expérimentation dans les établissements publics. S’ajoute à cela la difficulté de trouver des enseignants compétents pour la nouvelle discipline Sciences économiques et sociales (SES) pour l’enseignement secondaire.

« Les réformes sont indispensables mais les moyens pour y parvenir ne doivent pas être négligés. Le ministère devrait également se poser la question si ces réformes à entreprendre répondent vraiment à la qualité de l’éducation» selon le secrétaire général de la DINEC, Père Jules Ranaivoson.

Pour y remédier, la plateforme de la direction nationale de l’enseignement privé propose de garder la structure actuelle notamment le maintien du CEPE. Cette éducation fondamentale de neuf ans pourrait encourager l’abandon scolaire car les élèves devront terminer neuf ans d’études avant de décrocher leur premier diplôme officiel « mais combien d’entre eux y parviendront? »  se demande Célin Rakotomalala, membre de cette plateforme.

Cette restructuration nécessite aussi des infrastructures ce qui n’est pas à la portée de tous les établissements. Il a aussi suggérer à ce que tous les enseignants soient mis sur un même pied d’égalité concernant les formations sur les nouvelles disciplines car les sujets à l’examen officiel sont tous identiques pour tous les élèves malgaches qu’ils soient du privé ou du public.

De l’autre côté, le ministère de l’Education a indiqué que les points de divergences peuvent encore être discutés. Le secrétaire général dudit ministère, Felamboahangy Ratsimisetra, a fait savoir que le ministre de tutelle ne voit aucune objection à ce que les réformes soient de nouveau discutées autour d’une table ronde. Elle a même fait savoir qu’une entrevue avec les responsables des établissements scolaires privés sera prévue au cours de cette semaine.

 

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