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La suppression du CEPE se profile à l’horizon

La réforme de l’éducation se rapportant à la suppression du CEPE revient sur le tapis. Le changement se précise mais il fera encore l’objet d’une annonce officielle.

Un pas en avant, deux pas en arrière ! C’est ce que l’on puisse dire de la suppression du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) qui est un sujet polémique dans  la mise en œuvre du Plan sectoriel de l’éducation (PSE).

Le secrétaire général du ministère de l’Education nationale (MEN), Herimanana Razafimahefa, a fait savoir que c’est une étape que Madagascar devrait franchir tôt ou tard. Dans la réforme de l’éducation, il y aura la mise en place de l’éducation fondamentale de neuf ans qui sera répartie en trois sous-cycles et ce n’est qu’à la fin du second sous-cycle qu’un certificat régional sera délivré. Ces points ont été évoqués durant la célébration de la journée mondiale des enseignants mais ce responsable a préféré laisser aux autorités étatiques de livrer les détails y afférents.

A l’entendre, le CEPE sera supprimé et sera ainsi remplacé par un autre certificat. Selon une autre source au niveau de ce ministère, ces trois sous-cycle comporteront trois niveaux chacun. Le premier sera pour les classes de 11ème, 10ème et 9ème. Le second sera par contre pour les classes de 8ème, 7ème et 6ème.  Pour le troisième sous-cycle, il sera composé des classes de 5ème, 4ème et 3ème. Ainsi, le CEPE qui devrait être délivré à la classe de 7ème sera remplacé par un autre certificat mais, cette fois-ci, à la fin de la classe de 6ème. Un certificat sera d’ailleurs délivré à la fin de ces trois sous-cycle au niveau régional mais le diplôme national ne sera délivré qu’à la fin du troisième sous-cycle de l’éducation fondamentale. A rappeler qu’en juillet 2019, il a été décidé que cet examen sera maintenu, durant la revue sectorielle conjointe au démarrage du PSE avec la participation de divers acteurs de l’éducation, la société civile ainsi que les représentants des partenaires techniques et financiers.

Des contestations de toutes parts

Pour la plateforme de la direction nationale de l’enseignement privé à Madagascar, cette réforme n’est pas adaptée au contexte dans lequel se trouve le pays. « Le premier diplôme CEPE a encore sa valeur surtout en milieu rural. Même en milieu urbain, les parents sont presque en état de fébrilité lorsque leurs progénitures passent cet examen. Mais avec ce changement, est-ce qu’ils arriveront tous en classe de 3ème pour décrocher leur premier diplôme ? », se demande Célin Rakotomalala, membre de cette plateforme.

Pour la Confédération nationale syndicale SEMPAMA, une concertation nationale devrait avoir lieu avant qu’une décision si importante soit prise. Selon le président de cette confédération, Claude Raharovoatra, ce changement n’est pas encore opportun suite à la crise sanitaire traversée par le pays. « Madagascar devrait tout d’abord mettre en place une politique nationale de l’éducation. Elle devrait comporter tous les points essentiels liés à l’amélioration de ce secteur afin d’éviter les contestations sans fin suite aux changements que chaque ministre ou chaque technicien souhaiteraient instaurer », a-t-il souligné.

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