BusinessEconomieinternational

Pâtes alimentaires: La branche de production locale s’active pour renverser la tendance

L'importation de pâtes alimentaires enregistre une baisse. Ceci du fait que les industriels locaux ne cessent d'augmenter leur production.

Les industriels ont déjà démontré de quoi ils sont capables. Ils ont réussi à augmenter significativement leur capacité de production pour mieux satisfaire le besoin local, d’après les chiffres livrés par le directeur général de l’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC), Barthélémy.

Pour une consommation nationale qui est en moyenne de 50 000 tonnes, les industriels n’ont produit que 7000 tonnes et 45 000 tonnes de pâtes alimentaires ont été importées en 2018. En 2019, ces industriels ont augmenté leur production à 24000 tonnes; ce qui a fait que l’importation de ce produit a baissé à 30 000 tonnes, rapporte-t-il.

D’ailleurs, trois parmi les six nouvelles industries qui se sont implantées dans la Grande île cette année, sont dans la production de pâtes alimentaires, indique pour sa part le ministre du commerce, Lantosoa Rakotomalala. Une situation encourageante selon le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Amiraly Hassim, qui recommande le renforcement des mesures de défense commerciale, qui ne cherche en aucun cas à dissuader les opérateurs à importer mais à les inciter à produire localement. Il appelle ces importateurs à investir dans des industries « patriotistes ».

Mais les affaires restent les affaires. Les opérateurs, qu’ils soient issus de la branche de production locale ou dans l’importation des produits de première nécessité, ne comptent pas renoncer à leurs intérêts. C’est ce qu’on peut en tout cas tirer de la table ronde sur les enjeux socio-économiques des mesures commerciales à Madagascar qui a réuni les industriels, les importateurs, les associations de défense de consommateurs et administration publique.

Les importateurs estiment en effet que les produits proposés aux consommateurs doivent être variés pour qu’ils aillent le choix sur ce qu’ils peuvent consommer. Les gammes de produits locaux restent selon eux limitées et d’une quantité insuffisante. Un équilibre doit donc être trouvé pour ne pas pénaliser les deux parties, reprend le ministre Lantosoa Rakotomalala.

Dans la réalité, en tout cas, malgré sa démonstration de force, la branche de production locale est encore loin de faire le poids. Pour l’heure, pas moins de 80% des produits consommés à Madagascar sont importés. Les industriels ne comptent pas pour autant renoncer à leur ambition de satisfaire localement le besoin du pays.

Afficher plus

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page