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Crise du Covid-19: La mise en œuvre du plan multisectoriel d’urgence réclamée

Le plan d'urgence pour faire face à la crise du Covid19 est déjà prêt. Mais ça reste pour l'instant l'affaire seule de l'État qui tarde à mettre en place les instances chargées de sa mise en œuvre.

Le Plan multisectoriel d’urgence (PMDU) avait été publié au mois de juillet. Mais pour l’heure, les instances censées garantir la participation des acteurs impliqués dans la lutte contre le Covid19 et la relance de l’économie ne sont pas encore mises en place. Une situation que les organisations de la société civile impliquées dans le Suivi de la transparence et de l’efficacité des fonds Covid19 (STEF) n’ont pas manqué de rappeler. Ni le comité consultatif, ni l’organe mixte de lutte contre la corruption et encore moins le comité du pilotage du PMDU n’est en place.

« Ils n’ont pas vu le jour alors qu’ils sont le pilier de la lutte contre le Covid19. Les budgets doivent par exemple être approuvés par le comité de pilotage », rappelle le STEF dans un communiqué qu’il vient de publier.

L’intégration et l’opérationalisation de ces différentes instances permettront d’asseoir un pilotage efficace et concerté de la lutte contre cette pandémie. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la société civile et le secteur privé ont toujours exprimé leur souhait d’intégrer le comité consultatif du PMDU pour émettre leurs recommandations, de manière légale et légitime. Déjà qu’ils n’ont pas été consultés dans l’élaboration de ce plan.

A rappeler que ce plan sorti au second semestre de cette année a été établi sur la base de l’analyse des besoins urgents et prioritaires, pour une durée de cinq mois, et de l’évolution de la situation sanitaire, sociale et économique. Ses axes d’intervention sont le renforcement de la gouvernance de la lutte contre le Covid19, le renforcement des mesures relatives à la protection sociale et l’appui pour le secteur privé.

L’Etat a indiqué que 826 millions de dollars sont indispensables pour sa mise en œuvre mais que ce fonds n’avait pas été entièrement rassemblé. Un gap de 255 millions de dollars restait à combler au mois de juillet.

Les ressources qui étaient disponibles provenaient d’une contribution à hauteur de 375 millions de dollars de l’Etat, 60 millions de dollars de la Banque centrale, 8 millions de dollars du programme Fihariana et 127 millions de dollars qui auraient déjà été annoncés par les Partenaires techniques et financiers. Le reste était encore à négocier et on ne sait pas où en est l’État à ce sujet actuellement. 

 

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