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Carburant: L’apurement des arriérés envers les pétroliers prend du temps

Le règlement des passifs envers les pétroliers à travers le maintien du prix à la pompe se poursuivra malgré la baisse du prix du baril. Ce, pour une période indéterminée.

Des arriérés soldés au plus tard à la fin du mois de janvier de l’année prochaine. C’est ce qu’espèrent les pétroliers, d’après ce qu’a rapporté le directeur général de la compagnie Galana, Philippe Nicolet. Ceci concorde avec la prévision avancée récemment par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH). Cet ancien président du Groupement des pétroliers de Madagascar (GPM) préfère pourtant rester réaliste. L’apurement de ces arriérés dépendera de l’évolution du cours du brut, de la parité dollars-ariary, ainsi que du volume des ventes enregistrées dans les stations-services.

« Nous espérons que les prix internationaux ne vont pas nous jouer des mauvais tours comme ce qui est le cas actuellement avec la valeur de l’ariary. Si la situation ne se détériore pas, une révision du prix à la pompe est envisageable d’ici deux à trois mois », explique-t-il.

Le dernier chiffre avancé par l’OMH datait du mois de septembre. Le passif à apurer à la fin du mois de juillet était de 83,6 milliards d’ariary. A rappeler qu’il était de 172 milliards d’ariary à la fin du mois de décembre 2019. C’est avec l’écart entre la vérité des prix et ceux appliqués à la pompe, multiplié par le volume des produits pétroliers vendus que l’Etat et les compagnies se sont convenus de le régler. Ce qui a fait que les prix à la pompe ont jusqu’à ce jour été gelés. En tout cas, c’est seulement une fois le passif apuré qu’un ajustement de prix à la pompe est faisable. Et une baisse est alors envisageable, lance Phillipe Nicolet du GPM.

 

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