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Banque centrale: Seize opérateurs pour alimenter la réserve d’or nationale

La Banque centrale a sélectionné les opérateurs auprès desquels elle achètera de l'or. Un projet avec lequel l'autorité monétaire compte consolider sa réserve de change.

Seize opérateurs ont été sélectionnés pour être les partenaires de la Banque centrale (BCM) dans la constitution de la réserve nationale d’or. Leur identité n’est pas communiquée mais la BCM rassure qu’ils ont répondu favorablement aux exigences de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) qu’elle avait lancé.

Pour rappel, cet AMI lancé à l’endroit des opérateurs aurifères leur exigeait une capacité de livrer auprès de l’autorité monétaire de l’or sous forme de lingot et d’une pureté supérieure ou égale à 930 millièmes. Bien sûr, ils devaient être titulaires de permis de type PE ou PRE ou des comptoirs commerciaux légaux. D’après ce qu’a indiqué la BCM, elles étaient 20 sociétés à avoir manifesté leur intérêt. La Banque centrale a ainsi fait son choix sur ses premiers partenaires. Pour le processus d’achat, elle achètera, dans un premier temps, de l’or non monétaire à plus de 950 millièmes. Elle s’associera au Laboratoire des mines de Madagascar à chaque opération pour authentifier la grade de chaque lingot d’or acheté.

Des engagements à tenir

Une convention de partenariat a été signée entre les deux parties. Les opérateurs y témoignaient leur patriotisme économique en réitérant leur engagement de rapatrier les recettes en devises et de les céder sur le MID. La Banque centrale, pour sa part, met en place une ligne de crédit en faveur des banques, destiné exclusivement pour les opérateurs exerçant légalement dans le secteur aurifère. La BCM annonce d’ailleurs le lancement d’autres AMI dans l’avenir. Ce, pour rendre pérenne les impacts de ce projet et contribuer véritablement à la consolidation de sa réserve de change et à la stabilité de la monnaie locale.

« Nous n’attendons pas détenir le monopole de l’achat des produits aurifères nationaux. Les autres opérateurs et exploitants peuvent toujours continuer à pratiquer leurs activités dans le cadre formel », rassure le gouverneur de la banque, Henri Rabarijohn. Ce projet devra cependant permettre de concurrencer puis de réduire les réseaux informels de la filière.

En tout cas, l’Etat est ainsi décidé à miser sur l’or. « Au-delà des visés de normalisation de la filière or, cette initiative entend valoriser le secteur aurifère et réintégrer l’exportation d’or dans sa véritable place dans la balance de paiement. Elle contribue également à la défense de la valeur de l’ariary, grâce aux retombées en devises des activités d’exportation », conclut ce responsable de la BCM.

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