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Transparence budgétaire: Encore des manquements et une baisse attendue de la note de Madagascar

La note de Madagascar dans la pratique de la transparence budgétaire risque de régresser. C'est entre autres ce qui est à tirer du résultat de l'Enquête de budget ouvert, récemment publié par Transparency international initiative Madagascar (TI-IM).

Cette organisation avait en effet rappelé que la Grande île faisait partie des pays dont la transparence budgétaire était évaluée selon les normes internationales de l’enquête du budget ouvert, sur la base des documents publiés en 2018.

La Grande île avait alors enregistré un léger progrès dans la production des documents, un avancement dans l’aspect « contrôle par l’Institut chargée de l’audit » et un recul dans la participation du public au processus.

Or, « la promulgation des deux Lois de finances LFR 2019 et LFI 2020 par voie d’ordonnance, et le retard répété pour le dépôt et la publication des projets de Lois de Finances nuisent à la qualité d’analyse, constituent une entrave à la participation nécessaire des élus au processus budgétaire, fragilisent l’équilibre de la séparation des pouvoirs et restreignent les opportunités de débats autour des projets de Lois avant son adoption », explique le TI-IM pour expliquer une éventuelle régression à l’issue de la prochaine évaluation de Madagascar.

Aussi, puisque la transparence est depuis quelques temps « en vogue », les autorités sont appelées à s’y mettre réellement. Ce, en commençant cette fois-ci par la publication de la lettre de cadrage budgétaire (au moins un mois avant la publication du projet de Loi de Finances Initiale 2021), la publication du budget des citoyens (version simplifiée de la Loi de Finances) en même temps que la Loi de Finances initiale ou rectificative, ou encore la production du rapport d’audit 2018 cette année 2020 (qui aurait dû être effectué au mois de juin).

 

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