Société

Violence: Hausse des cas de maltraitance infantile pendant le confinement

Les huis clos familiaux imposés par la crise sanitaire facilitent les maltraitances à l’encontre des enfants. Le centre Vonjy reçoit régulièrement des doléances.

Quand le confinement vire au cauchemar! Plusieurs enfants subissent des violences physiques, psychologiques voire même sexuelles pendant cette période de confinement. C’est le triste constat effectué par les responsables du centre «vonjy» Befelatanana, d’après les signalements qu’ils ont reçu. Selon le directeur régional du ministère de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme (MPPSPF) Analamanga, Jean Blaise Randriamantena, c’est presque tous les jours que des cas de violence sont signalés auprès de ce centre. Les auteurs de ces actes ne sont autres que l’entourage familial des victimes.

«Certains enfants quittent le domicile familial car ils subissent des violences physiques et errent dans les rues. Sous l’ordre de leurs parents, d’autres sont contraints d’aller travailler contre leur gré. C’est peut-être l’effet de la pauvreté et la frustration des parents pendant cette période difficile traversée par le pays», a-t-il indiqué.

Les enfants victimes ont souvent du mal à se confier. Il est difficile pour son entourage proche, confiné au sein du même domicile de pouvoir signaler. Pour la plupart, ce sont le voisinage ou encore les familles proches qui constatent les actes ignobles envers l’enfant et se rendent auprès du centre «vonjy» pour la dénonciation.  Le coordonnateur technique auprès de ce centre, le Dr Dominique Rabemalala, a indiqué que des efforts seront mobilisés pour accélérer le traitement des dossiers reçus.

Les victimes peuvent bénéficier gratuitement dans un lieu unique une prise en charge médicale par des médecins. Ils jouissent aussi un suivi psychosocial grâce aux assistantes sociales qui travaillent dans le centre. Les agents de police quant à eux se chargent des procédures judiciaires.

Large campagne de sensibilisation

Face à la recrudescence de la maltraitance des enfants, des sensibilisations seront menées dans les six arrondissements de la Capitale la semaine prochaine. Tous les ministères concernés appuyés par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef), se relaieront dans les quartiers pour sensibiliser les parents mais aussi pour inciter les personnes qui sont témoins de violence à dénoncer cet acte. Outre les femmes enceintes, les enfants victimes de violence ont eux aussi droit au transport gratuit mis en place par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).

 

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