Société

Suspicion de corruption: Une trentaine d’agents pénitentiaires poursuivis en justice

Les tentatives d’évasion dans les établissements pénitentiaires seraient liées à la corruption. Une enquête interne est actuellement menée par les responsables du ministère de la Justice si au cours de cette année, sept agents pénitentiaires ont été déjà emprisonnés.

La corruption gangrène les établissements pénitentiaires. Après la mutinerie qui s’est produite à la prison de Farafangana, des informations dénonçant la corruption et l’existence de responsables rackettant les prisonniers circulaient sur les réseaux sociaux.

D’après toujours ces informations, les prisonniers ont eu ras-le-bol des promesses faites à leur encontre car ils n’ont pas vu leur situation s’améliorer. Le Directeur général de l’administration pénitentiaire, Tovonjanahary Andriamaroahina Ranaivo, a indiqué que cette hypothèse ne sera pas prise à la légère et une enquête approfondie sera menée pour élucider cette affaire. Le président de la République, Andry Rajoelina, lui-même a dénoncé la corruption des agents pénitentiaires durant son passage à la prison d’Antanimora en novembre 2019.

« Depuis le début de cette année, une trentaine d’agents pénitentiaires sont poursuivis en justice pour suspicion de corruption. Sept agents sont déjà écroués en prison et quatorze autres sont en attente de la convocation du conseil de discipline », a expliqué le Directeur général.

Par ailleurs, le risque de mutinerie est permanent dans les prisons. La surpopulation carcérale, la vétusté des infrastructures ou encore la restriction des visites pendant la crise sanitaire ne font qu’encourager les détenus à prendre la fuite.

Concernant le surnombre en milieu carcéral, 82 prisons du pays peuvent accueillir 10 000 détenus alors que l’effectif des prisonniers dans ces infrastructures s’élève à 29 000, selon toujours le DGAP. Le nombre du personnel de garde est également largement insuffisant par rapport au nombre de détenus car ils sont aux alentours de 2.000 seulement pour ces milliers d’individus.

La plupart de ces établissements n’ont pas été rénovés depuis plus de soixante ans et datent de l’époque coloniale. Pour y remédier, le désengorgement des prisons est déjà à l’étude. La construction de nouvelles infrastructures est déjà prévue dans quelques localités du pays comme Finarantsoa, Sainte Marie, Besalampy, Belo- sur-Tsiribihina ou encore Toamasina. La construction de la prison d’Imeritsiatosika qui est hautement sécurisée devrait s’achever avant la fin de cette année.

 

 

 

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