Société

Risque de pénurie d’enseignants dans les écoles privées

En attendant le sort réservé à l’éducation, certains enseignants dans les établissements scolaires privés décident de quitter la profession enseignante. Le manque d’enseignant est ainsi à craindre pour la prochaine rentrée scolaire.

Le mystère reste encore entier par rapport à l’avenir de l’éducation à Madagascar compte tenu de la propagation de la pandémie du coronavirus dans le pays.

Dans le calendrier officiel déjà établi auparavant, l’année scolaire 2019-2020 touche à sa fin le 30 juin. Les enseignants dans les établissements scolaires privés se trouve ainsi dans l’embarras total. Certains d’entre eux n’ont plus perçu de salaires depuis le début de cette pandémie, c’est-à-dire en mars, si d’autres n’en perçoivent que la moitié.

Certaines écoles ont déjà même communiqué qu’elles ne peuvent pas assurer les salaires durant la période de vacances à cause des difficultés financières. Pour les écoles catholiques, les doléances des enseignants reçues par la Direction nationale des écoles catholiques (DINEC) se multiplient et cette direction craint même l’abandon de la profession enseignante compte tenu de la situation actuelle.

«Plusieurs enseignants sont déjà à la recherche d’un autre travail car les écoles ne peuvent plus subvenir à leurs besoins. Deux à cinq doléances par jours sont déposées dans chaque diocèse s’il y en a vingt-deux et 3668 établissements dans tout Madagascar», explique le Père Jules Ranaivoson, Directeur national des écoles catholiques.

L’abandon de la profession enseignante n’est pas du tout facile pour certains enseignants mais ils ont décidé de prendre cette décision pour une stabilité professionnelle. C’est le cas pour Saholy Rasolofomanana, une enseignante dans une école privée depuis cinq ans. «La directrice de l’école où je travaille a informé mes collègues que l’établissement est en difficulté financière car bon nombre de parents ont refusé de payer les frais d’écolage depuis le mois de mars. Par conséquent, elle nous a indiqué que nous sommes tout à fait libres de rester ou de chercher un autre travail», déplore-t-elle. Selon toujours cette enseignante, son cas n’est pas isolé car quelques collègues de travail ont également suivi cette voie.

Néanmoins, d’autres écoles privées n’hésitent pas à percevoir l’écolage auprès des parents, arguant qu’ils doivent payer le salaire des enseignants. Certaines d’entre elles annoncent même déjà une rentrée au début du mois de septembre pour pouvoir collecter le frais d’écolage.

 

Afficher plus

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page