Société

Lutte contre le coronavirus: Les entrées et sorties de l’Analamanga toujours interdites 

Les pièces justificatives accompagnant les demandes d’autorisation de sortie d’Analamanga sont contrôlées scrupuleusement. La majorité des demandes concerne le transport des dépouilles mortelles.

Mesure renforcée. Toutes les entrées et les sorties de la région Analamanga sont toujours interdites et nécessitent une autorisation exceptionnelle. Avant la délivrance d’une autorisation spéciale, les motifs sont scrutés de près. Seuls, ceux qui présentent des preuves tangibles justifiant leurs demandes peuvent en bénéficier. Les autorisations obtenues auprès de la gare Maki d’Andohatapenaka doivenrt d’abord être acheminées vers le Centre de commandement opérationnel d’Ivato (CCO) pour Antananarivo pour être délivrées.

« 60 à 80 demandes sont reçues à Andohatapenaka tous les jours. 90% d’entre eux concernent l’inhumation, les importateurs désirant récupérer leurs véhicules à la sortie de la route nationale n°O2 ou encore les prestataires en télécommunication désirant effectuer des réparations techniques sont en tête de liste », indique une source sur place.

Jusqu’à l’heure actuelle, le transport régional et national au niveau des districts les plus touchés par le coronavirus reste suspendu. Il s’agit entre autres de Toamasina I et II , Moramanga et Fenoarivo Atsinanana ainsi que la région Analamanga. L’autorisation de circulation de sortie ou d’entrée dans ces localités est ainsi contrôlée minutieusement. L’autorisation délivrée ne peut être utilisée pour d’autres motifs autre que celui qui a été validé par le CCO Covid-19. Aucune tolérance n’est accordée à ceux qui enfreignent cette mesure.

« Quand un pays est en état d’exception, les sanctions infligées à ceux qui ne respectent pas les mesures imposées ne se limitent pas seulement à la mise en fourrière. Elles peuvent aller jusqu’à la poursuite judiciaire et l’emprisonnement », explique à son tour le Directeur général de l’Agence des transports terrestres (ATT), Jeannot Reribake.

Les transporteurs nationaux tentent de se reconvertir

Par ailleurs, le secteur n’a pas non plus été épargné par le chômage technique. Leur avenir est encore incertain et dépendra de l’évolution de la situation du coronavirus dans le pays. Ce n’est pas seulement les propriétaires de véhicules ou encore les chauffeurs et les aides-chauffeurs qui en souffrent.  Les bagagistes, les rabatteurs ou encore les laveurs de voitures en payent le prix fort. Comme solution, certains propriétaires des taxi-brousse ont changé de stratégies et se sont convertis dans le transport des marchandises avec une nouvelle patente et une nouvelle visite technique.

Si les transporteurs de marchandises peuvent toujours circuler, ils se plaignent par contre de la morosité des affaires. Les clients arrivent au compte-gouttes et c’est à peine qu’ils arrivent à remplir un véhicule par jour contre deux avant la période de confinement. Il arrive aussi des fois où ils roulent à vide en provenance des provinces car la majorité de leurs clients sont des marchands qui s’approvisionnent dans la Capitale.

« Nous n’avons pas révisé nos tarifs, le coût du transport est toujours compris entre 10.000 à 25.000 ariary en fonction du poids des marchandises ou de colis. Rares sont les marchandises en provenance des provinces pourtant nous ne pouvons pas comblés les pertes en transportant des passagers ce qui nous contraint de rouler à vide », se plaint Avotra Andrianarimanana , un transporteur

 

 

 

 

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