Société

Examens officiels: Des écoles privées préconisent deux semaines de révision

Si les examens officiels auront bel et bien lieu, les écoles privées suggèrent à ce que les candidats puissent rejoindre leurs établissements scolaires deux semaines à l’avance. Elles prévoient de mettre en place des cours gratuits.

Les dates proposées par l’Etat pour la tenue des examens officiels sont-elles réalistes? C’est la question que les parents se posent à l’heure actuelle. Logiquement, les élèves en classe de 7ème, par exemple, devraient se présenter à l’examen du CEPE le 1er septembre. Des mises au point s’imposent avant la tenue de cet examen, estime Célin Rakotomalala de la plateforme de la Direction nationale de l’enseignement privé. Selon lui, les candidats devraient rejoindre les bancs de l’école à partir du 14 août si le calendrier des examens officiels sera maintenu.

«Ce retour sur les bancs de la classe avant le jour « J » de l’examen est plus qu’indispensable. La majorité des parents dans les écoles privées ont assumé les dix mois de frais d’écolages, c’est pourquoi nous jugeons qu’il n’est plus nécessaire qu’ils déboursent des frais supplémentaires pour ces deux semaines de révisions intensives. Ces deux semaines de révisions s’imposent aussi pour les classes de 3ème et terminale», a-t-il souligné.

Comme argument, il a avancé qu’à cause du confinement, les élèves ont oublié une partie de ce qu’ils ont acquis durant l’année scolaire. Il n’était pas non-plus possible pour certains parents de consacrer du temps à leurs progénitures pour les devoirs et les révisions pour plusieurs raisons. D’autres ont fait exprès de ne pas récupérer les leçons et les exercices à l’école par peur de payer des frais d’écolages. D’autres n’ont tout simplement pas la connaissance nécessaire pour la révision de leurs enfants.

«Les écoles doivent donc ouvrir leurs portes pour pouvoir effectuer ces cours de révision», affirme notre interlocuteur.

Sur le terrain, le coronavirus continue de se propager, y cris dans les districts les plus enclavés du pays comme Kandreho ou Ambato Boeny ou un patient vient de décéder. De ce fait, certains parents ne sont pas du tout enthousiastes à faire participer leurs enfants à cet examen.

De son côté, l’Etat semble persister à la tenue de ses examens officiels, peut-être pour montrer que la pandémie est sous contrôle, mais aussi pour rassurer les parents qu’il n’y aura pas d’année blanche comme il l’avait toujours martelé. Une source auprès du Ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (MENETP), a même affirmé que les préparatifs des examens avancent à grand pas.

Par ailleurs, une enquête a été réalisée au niveau des Circonscriptions scolaires (Cisco) concernant l’état d’avancement des programmes scolaires. Cette enquête est indispensable pour l’élaboration des sujets d’examen afin que toutes les écoles puissent être sur le même pied d’égalité.

L’idée de ne tenir compte que les programmes du 1er et 2ème trimestre à l’examen serait en train de circuler mais des techniciens crient déjà sur le caractère anti-pédagogique de cette option.«Cela va enlever toute sa valeur à l’examen et donc au futur diplôme qui sera délivré. C’est une simple course au diplôme mais qui risque de nuire à sa valeur», affirme Claude Raharovoatra, président du Sempama.

 

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