Société

Enseignement supérieur: 70% des étudiants à Ankatso bloqués en province

L’association des étudiants des 22 régions prévoit de mettre en place un voyage organisé pour que leurs camarades bloqués en province puissent rejoindre Antananarivo. Mais le CCO Covid-19 était clair, aucune autorisation spéciale ne sera délivrée à cet effet.

Bon nombre d’étudiants à l’Université d’Ankatso sont rentrés dans leurs villes natales depuis la suspension des cours académiques en mars. Selon les estimations des associations pédagogiques, 60 à 70% d’entre eux en sont concernés.

Actuellement, l’association des étudiants des 22 régions envisage l’organisation d’un voyage regroupé pour qu’ils puissent rejoindre la capitale. Elle a indiqué que les mesures sanitaires seront respectées, quitte à les mettre en quarantaine lorsque le besoin se présente.

L’objectif de ce rapatriement est de faire en sorte à ce qu’il n’y ait pas d’année blanche. Toutes filières qui n’ont pas pu achever leurs examens devraient aussi s’y mettre avant la publication des résultats du baccalauréat. Il s’agit entre autres de la Faculté des sciences, de la Faculté des Lettres et l’Ecole polytechnique de Vontovorona.

«Le télé-enseignement est quasi-impossible car ceux qui sont bloqués dans les zones enclavées ne disposent pas forcément de connexion internet. Nos antennes en province se chargent ainsi de l’organisation de ce voyage par le biais de la liste des occupants des cités universitaires que nous allons leur transmettre», selon Manato, porte-parole des étudiants à l’Université d’Antananarivo.

Pour que ce voyage organisé puisse être réalisé, cette association projette de déposer une demande d’autorisation spéciale au niveau du Centre de commandement opérationnel (CCO) Covid-19, compte tenu du contexte actuel. Interrogé sur ce sujet, le coordonnateur national de ce centre, le général Elack Olivier Andriankaja, était ferme dans ses propos. «Aucune autorisation spéciale ne sera délivrée à quiconque sauf à ceux que nous avons déjà énumérés dans les médias. Année blanche ou pas, il ne relève pas de notre compétence de décider s’ils doivent rentrer à Antananarivo ou non mais nous tenons juste à ce que les mesures préconisées par l’Etat soient respectées par tous», a-t-il souligné.

 

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