Santé

Le paludisme fait des ravages dans quatre régions

Anosy, Vatovavy Fitovinany, Atsimo Atsinanana et Atsimo Andrefana sont les localités qui enregistrent plus de la moitié des cas de paludisme. Cette maladie demeure encore un problème de santé publique à Madagascar.

Les cas de paludisme ont significativement augmenté cette année en Afrique, et Madagascar n’est pas épargné. Rien qu’au premier trimestre de cette année, 487 personnes ont succombé à cette maladie sur les 463 689 malades enregistrés.

Selon le rapport du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) du ministère de la Santé publique, cette maladie sévit particulièrement dans quatre régions du pays. Il s’agit d’Anosy, Atsimo Atsinanana, Atsimo Andrefana et Vatovavy Fitovinany. Une explosion des cas allant même jusqu’à 100% a été aussi observé dans neuf districts du pays dont Vangaindrano, Manja, Mahanoro, Nosy Varika, Ambovombe Androy, Ampanihy Ouest, Vondrozo, Morombe et Ivohibe. Le changement climatique, l’enclavement et l’insécurité en sont les principales causes.

« Le paludisme est la quatrième cause de morbidité dans les centres de santé de base mais également la quatrième cause de mortalité hospitalière. 75% des cas recensés se trouvent dans ces quatre régions » selon la coordonnatrice nationale du PNLP, le Dr Mauricette Andriamananjara.

Face à l’ampleur de la situation, le ministère de la Santé publique et ses partenaires prévoit de multiplier les tests de dépistage de cette maladie. Selon toujours le Dr Mauricette Andriamananjara, toutes les personnes qui présentent des symptômes comme une forte fièvre et une hausse des températures sont invitées à se rendre auprès des centres de santé de base pour les Tests de diagnostic rapide (TDR) qui sont gratuits.

Au cas où le test s’avère positif, le malade doit suivre le traitement par Thérapie combinée à base d’artémisinine (CAT ou ACT) pendant trois jours, qui est également gratuit au niveau de ces formations sanitaires. Cette responsable a toutefois noté qu’il se pourrait que des médecins prescrivent des fortifiants lors de la consultation. Dans ce cas-là, le malade doit s’en procurer lui-même auprès des pharmacies et par ses propres moyens. A ces actions s’ajoutent l’aspersion intra-domiciliaire d’insecticide, la distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticides ainsi que le renforcement de la sensibilisation sur le respect de la propreté et l’assainissement des endroits marécageux.

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