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Consommation: Des produits alimentaires locaux à retirer du marché

Beaucoup de salariés ayant perdu leur travail durant cette crise ont décidé de se lancer dans la production de nouveaux produits alimentaires. La plupart d'entre eux ne disposent pas cependant d’autorisation et leurs produits seront retirés du marché.

Le ministère du commerce (MICA) vient de rappeler, aux importateurs et producteurs locaux, l’interdiction de commercialisation de produits et denrées alimentaires sans autorisation de mise en commercialisation. Une décision qui peut mettre en arrêt des activités de survie qui étaient nés de la crise actuelle.

Ce département a indiqué que « les produits qui ne sont pas en position réglementaire feront l’objet d’une saisie et retrait du marché à tout moment. Tous les revendeurs sont également appelés à en prendre acte suivant leur diligence et de s’y conformer sous peine d’engager leur responsabilité ».

Il s’agit, selon le MICA, de dispositions qui entrent dans l’application des lois sur la garantie et la protection des consommateurs et sur la sécurité sanitaire des denrées alimentaires et de l’alimentation animale. A se référer à l’avis publié par le MICA, cette décision s’applique aux produits locaux et produits importés qui ne sont pas autorisés à être commercialisés.

Priver les chômeurs de sources de revenus en temps de crise?

Le MICA s’attaque ainsi particulièrement aux informels. Ce qui est loin d’être une mauvaise décision, dans la mesure où les dispositions prises sont censées garantir la santé des consommateurs. Elle est cependant qualifiée d’inopportune, compte tenu de la situation actuelle, selon les petits « producteurs » qui se sentent visés. « Notre survie ne peut pas attendre une autorisation », lancent-ils.

Une bonne partie d’entre eux expliquent alors qu’ils ont été contraints de se mettre aux petits commerces pour joindre les deux bouts en ce temps de crise. Ils rappellent alors que plus de 90% des employés dans la restauration ont été envoyés au chômage technique et ont été obligés de trouver quelques choses à faire pour survivre. Aussi, depuis quelques mois, on a enregistré une explosion des ventes des produits alimentaires proposés par les particuliers, surtout en ligne.

D’ailleurs, l’environnement offert par l’État est encore loin d’encourager les petits « entrepreneurs » à entrer dans le formel, estiment-ils. Madagascar compte plus d’un million de personnes en activité économique mais le pays ne recense que 350 000 contribuables disposant du numéro d’identification fiscale (NIF).

En tout cas, ils sont appelés à se conformer aux règles. Ils sont invités à s’adresser à la direction de la protection des consommateurs, pour de plus amples informations sur la disposition qu’a pris le MICA.

 

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