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Carburant: 83,6 milliards d’ariary à payer aux pétroliers en juillet

Les dispositions prises pour maintenir les prix à la pompe ont un prix. Ce prix se chiffre à plusieurs milliards d'ariary que l’Etat devra s’acquitter tôt ou tard si l’on veut espérer une baisse des prix.

Il restait encore 83,6 milliards d’ariary à apurer. C’est le montant des arriérés de l’Etat envers les pétroliers, arrêté à la fin du mois de juillet. Ce chiffre vient d’être communiqué par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH). Et tôt ou tard, pour pouvoir normaliser la situation, l’Etat va devoir s’acquitter de ce montant.

Pour faire un petit historique de cet arriéré, il était de 172 milliards d’ariary à la fin du mois de décembre 2019, pour finir à 110 milliards à la fin du mois de juin de cette année. En faisant ainsi le calcul, du mois de juin au mois de juillet, environ 27 milliards d’ariary ont donc été apurés pour arriver à ce 83,6 milliards d’ariary indiqué par l’OMH. Un règlement de passif obtenu par le « non ajustement » des prix à la pompe qui avait bénéficier aux pétroliers.

Il faut rappeler que cet arriéré est généré par l’écart entre les prix qui devraient être appliqués à la pompe et les prix de référence. Les prix évoluent normalement chaque mois. Or il n’y avait plus eu d’ajustement (baisse ou hausse) depuis plus d’un an maintenant.

Un statu quo qui arrange jusqu’ici

Pour apurer ce passif, c’est cet écart qui est à multiplier avec le volume des produits pétroliers vendus. L’OMH avait alors estimé que l’arriéré devra se régler au mois d’octobre. Mais cet organe de régulation admet finalement que cet objectif ne pourra pas être atteint. Déjà, le volume du marché pétrolier a baissé mais les deux paramètres influant, dont le cours du brut et la situation de la monnaie locale, jouaient en défaveur de cette stratégie d’apurement.

En tout cas, tant que ces arriérés ne sont pas réglés, il y a peu de chance que les prix à la pompe soient ajustés. Il faut également préciser que l’ajustement en question ne consiste pas seulement en une baisse mais pourra également être une révision à la hausse. Les consommateurs accepteront-ils alors les prix « normaux ».

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